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L'État
et la politique culturelle
La
naissance d'une véritable politique publique de la culture est
contemporaine en France de la création en 1959, à l'aube
de la Ve République, d'un ministère des Affaires culturelles,
confié par le général de Gaulle à l'écrivain
André Malraux. Pourtant, la jeune administration peut s'appuyer
sur une histoire déjà longue, fondée sur un large
corpus théorique et législatif. Un héritage loin
d'être négligeable.
Objet aujourd'hui d'un large consensus au sein de l'opinion publique,
la politique culturelle est souvent présentée comme un
élément constitutif de "l'exception française".
Après avoir mis en perspective les caractéristiques de
la décennie Malraux, il est nécessaire de signaler les
principaux infléchissements enregistrés par cette politique
au cours des trente années suivantes.
Une intervention ancienne
L'invention de la politique culturelle, 1959-1969
Sous le signe du développement culturel, 1969-1981
L'impératif culturel, 1981-1993
La refondation de la politique culturelle, 1993-2001
Bibliographie
Une intervention ancienne
Cinq
régimes se succèdent, non sans violences et ruptures révolutionnaires,
de 1815 à 1875. Si la recherche d'une forme stable de gouvernement
est difficile, en revanche une large continuité marque la politique
menée en faveur du développement des arts et de la culture.
Le patrimoine des arts et de la culture est considéré,
par-delà les régimes et les modalités de gestion
du secteur considéré, comme un puissant facteur de cohésion
nationale et d'identification ; et bénéficie à
ce titre du soutien constant des pouvoirs publics.
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, l'État avait déjà
pesé sur la production culturelle avec la création des
Académies (de musique, de peinture...) et des manufactures royales
(tapisseries, porcelaines), la pratique du mécénat royal
et l'usage de la censure. Mais c'est surtout la décennie révolutionnaire
qui fonde la spécificité de la politique culturelle française.
La dialectique entre protection et "vandalisme"(destruction
des oeuvres d'art) suscite l'invention du "patrimoine national".
La politique artistique, partie prenante de la volonté de régénération
de la nation, est un échec. Pourtant, certains thèmes,
comme le culte des grands hommes, et certaines pratiques, comme les
concours publics, sont à l'origine d'une tradition artistique
républicaine. Avec le Consulat et l'Empire, la culture se place
entièrement sous la coupe et au service de l'empereur Napoléon
1er . L'héritage révolutionnaire n'est certes pas totalement
récusé, mais en sort fortement infléchi.
Cette première politique du patrimoine est réinterprétée
par la monarchie de Juillet (1830-1848). La mise en place d'une administration
des "monuments historiques" constitue un moment clef dans
la construction d'une administration culturelle étroitement contrôlée
par l'État. Son essence n'est pas d'origine démocratique
et vise surtout à conforter une culture nationale en construction.
La IIIe République privilégie une approche libérale
qui vise à développer "l'amour du beau", et
à consacrer le génie artistique national. Deux tendances
s'affirment. Le retrait de l'État de la sphère privée
et commerciale de l'art conduit à une reconnaissance à
la fois de la pluralité de la vie artistique et du marché
de l'art comme principale instance de légitimation. L'État,
dans une perspective toujours centralisatrice, se voue essentiellement
aux tâches artistiques de service public en privilégiant
le soutien à l'enseignement et la protection du patrimoine.
Le Front populaire (1936-1938) infléchit cette logique libérale
en soulignant la légitimité de l'intervention publique
et en affichant une perspective de "popularisa- tion" de la
culture des élites. Une politique volontariste est facilitée
par le soutien du Parti communiste français et d'un vaste et
dense mouvement associatif. Le régime de Vichy (1940-1944) intègre
ces tendances dans le programme réactionnaire de la Révolution
nationale : il conforte la construction administrative et la présence
de l'État. À la Libération, l'inscription du droit
à la culture dans la Constitution pèse peu face au maintien
de la fragilité administrative et de la faiblesse budgétaire
des Beaux-Arts qui demeurent sous la tutelle du ministère de
l'Éducation nationale.
La période 1935-1958 est un moment charnière dans la prise
de conscience par les contemporains de la nécessaire présence
de l'État dans les questions culturelles. La mise en administration
de la culture se renforce sous les trois régimes successifs.
Surtout, la culture apparaît comme indissociablement liée
à la régénération politique et civique de
la nation. L'idée est portée par quelques minorités
agissantes, plus ou moins liées à l'appareil d'État,
souvent proches ou issues des réseaux de l'éducation populaire.
Pourtant, les plus hautes autorités de l'État et les partis
politiques d'une IVe République agonisante sont loin de faire
de la politique culturelle une véritable priorité. Aussi,
André Malraux, écrivain célèbre, antifasciste
notoire, hérite d'une sédimentation de pratiques et d'institutions
culturelles, qui ancrent son action dans une indéniable continuité.
L'invention de la politique culturelle, 1959-1969
L'année
1959 est essentielle pour la formalisation du ministère des Affaires
culturelles. Le décret du 3 février 1959 transfère
à Malraux des attributions précédemment dévolues
au ministère de l'Industrie et au ministère de l'Éducation
nationale. Le 22 juillet 1959, André Malraux prend le titre de
ministre d'État chargé des Affaires culturelles. La rupture
avec les Beaux-Arts s'inscrit d'abord dans les missions attribuées
au ministère. Le décret du 24 juillet 1959 stipule que
: "Le ministère chargé des Affaires culturelles a
pour mission de rendre accessibles les oeuvres capitales de l'humanité,
et d'abord de la France, au plus grand nombre possible de Français
; d'assurer la plus vaste audience à notre patrimoine culturel,
et de favoriser la création des oeuvres d'art et de l'esprit
qui l'enrichissent."
La revendication démocratique triomphe donc par les attendus
de ce décret fondateur. En ce sens, la politique impulsée
par Malraux s'inscrit incontestablement dans la postérité
du Front populaire. Le souci égalitaire et la volonté
de démocratisation culturelle sont essentiels. La politique culturelle
de Malraux s'inscrit dans la logique de l'État-providence. Il
s'agit d'assurer à tous le même accès aux biens
culturels. Deux politiques concourent à matérialiser cette
volonté : faire accéder tous les citoyens aux oeuvres
de la culture, et étendre aux artistes les bienfaits de la protection
sociale. De surcroît, la politique culturelle est affectée
par la logique de modernisation portée par la République
gaullienne. L'État joue un rôle moteur de direction, d'impulsion
et de régulation. L'utilisation du Plan à partir de 1961
participe de cette logique.
Pour Malraux, seul l'art a la vertu de rassembler dans le cadre d'une
société dominée par le rationalisme. Dès
le mois de décembre 1959, à la tribune du Sénat,
il souligne la rupture idéologique qu'il souhaite incarner :
"où est la frontière ? L'Éducation nationale
enseigne : ce que nous avons à faire, c'est de rendre présent.
Pour simplifier, […] il appartient à l'Université
de faire connaître Racine, mais il appartient seulement à
ceux qui jouent ses pièces de les faire aimer. Notre travail,
c'est de faire aimer les génies de l'humanité et notamment
ceux de la France, ce n'est pas de les faire connaître. La connaissance
est à l'Université ; l'amour, peut-être, est à
nous". Un double refus marque ainsi la rupture avec l'Éducation
nationale : le refus d'une démocratisation qui passe par la connaissance
artistique et le refus, concomitant, de tout pédagogisme. L'accès
à la culture passe par la présence directe, véritable
révélation et communion, de l'oeuvre d'art et du public.
L'impératif de la création culturelle d'excellence écarte
le didactisme et l'amateurisme que pratiquent les associations d'éducation
populaire. Une troisième rupture avec les Beaux-Arts est matérialisée
dans le soutien des avant-gardes et la volonté d'affaiblir les
courants académiques.
Le ministère des Affaires culturelles demeure pourtant fragile.
Il se construit dans un contexte difficile marqué par la faiblesse
du budget et la lutte permanente contre les ministères des Finances
et de l'Éducation nationale. Les événements de
Mai 1968 déstabilisent le ministère des Affaires culturelles.
La critique gauchiste pointe le mythe de la démocratisation culturelle
; les partisans de l'ordre dénoncent le soutien public à
des artistes soupçonnés de subversion. L'alliance est
en partie rompue entre les créateurs et le ministère.
De surcroît, à l'heure de l'affirmation de la consommation
et de la culture de masse, le ministère des Affaires culturelles
n'a pas accordé une attention suffisante aux industries culturelles.
Par ailleurs, le divorce avec l'éducation populaire conforte
une logique de diffusion de la culture des élites, peu en prise
avec les pratiques culturelles de la majorité des Français.
Trop centralisé, le ministère des Affaires culturelles
est faiblement représenté sur l'ensemble des territoires,
même si les quelques "maisons de la culture" amorcent
- et non sans vicissitudes - un partenariat avec les collectivités
locales.
Sous le signe du développement culturel, 1969-1981
Les
années 70 sont un temps de forte instabilité ministérielle
dont pâtissent les Affaires culturelles. En 1971, le rapport pour
le VIe Plan enregistre l'échec de la démocratisation culturelle
et souligne à la fois la faiblesse des moyens du ministère
et des innovations qui se font à la marge. Dans ce contexte,
le concept de "développement culturel" présente
la capacité de répondre à cet échec et à
la déstabilisation suscitée, en 1968, par le mouvement
de mai. Le ministère Duhamel (1971-1973) tente de moderniser
l'État culturel : il favorise la transversalité au sein
du ministère et les perspectives interministérielles,
obtient une croissance significative du budget, et reconnaît le
rôle des collectivités locales.
Troisième volet de la "nouvelle société"
du Premier ministre, Jacques Chaban-Delmas, le développement
culturel comme philosophie d'action conduit à une profonde rupture
par rapport à la doctrine de l'action culturelle chère
à André Malraux.
Si la démocratisation de la "culture" reste présente,
son concept est infléchi par deux approches nouvelles : l'acception
universelle de la haute culture est remise en cause et la reconnaissance
de la diversité des voies pour atteindre la démocratisation
remplace la nécessité du choc esthétique. L'État
conserve un rôle éminent : il doit faciliter la diffusion
culturelle et refuser les procédés de l'économie
de marché. Pour fondatrice qu'elle soit, la politique culturelle
du ministère Duhamel est affectée par l'échec politique
de Jacques Chaban-Delmas.
À partir de 1974, l'introduction d'une logique libérale
suscite un relatif désengagement financier de l'État,
alors même que le président de la République, Valéry
Giscard d'Estaing, s'investit moins dans ce dossier. Malgré le
passage de Michel Guy au secrétariat d'État à la
Culture (1974-1976) vécu comme un "printemps culturel"
par les professionnels, le primat d'une logique libérale contribue
à affaiblir les missions de service public du ministère.
L'heure est surtout au développement de politiques culturelles
par les villes, plus ou moins liées selon les cas aux orientations
préconisées par l'État. À la fin du septennat,
"l'État culturel" demeure faible et s'affirme surtout
dans la protection du patrimoine. La politique culturelle n'est pas
une priorité gouvernementale, ce qui suscite un fort mécontentement
au sein des professionnels de la culture.
L'impératif culturel, 1981-1993
En
1981, l'arrivée de la gauche au pouvoir conduit à une
triple rupture. L'essentiel est la rupture quantitative qui se traduit
par un doublement du budget du ministère de la Culture. De plus,
le ministre de la Culture, Jack Lang, qui bénéficie du
soutien jamais démenti du président de la République,
François Mitterrand, sait incarner ce changement d'échelle.
Enfin, la synergie revendiquée entre la culture et l'économie
peut se lire comme une révolution copernicienne qui affecte la
culture politique socialiste. Toutes les politiques sectorielles bénéficient
de ces ruptures quantitatives et qualitatives. La politique des Grands
Travaux témoigne également de l'affirmation du volet présidentiel
de la politique culturelle : seront ainsi réalisés le
musée du Grand Louvre, l'Opéra Bastille, la Cité
de la musique... Le décret fondateur est, pour la première
fois, officiellement retouché. Le texte du 10 mai 1982 infléchit
considérablement les missions du ministère de la Culture
: "Le ministère de la Culture a pour mission : de permettre
à tous les Français de cultiver leur capacité d'inventer
et de créer, d'examiner librement leurs talents et de recevoir
la formation artistique de leur choix ; de préserver le patrimoine
culturel national, régional, ou des divers groupes sociaux pour
le profit commun de la collectivité tout entière ; de
favoriser la création des oeuvres d'art et de l'esprit et de
leur donner la plus vaste audience ; de contribuer au rayonnement de
la culture et de l'art français dans le libre dialogue des cultures
du monde."
Ce texte s'inscrit certes dans la filiation de l'oeuvre de Malraux,
mais conduit à de très nets infléchissements :
pour l'essentiel, la démocratisation culturelle s'efface au profit
du libre épanouissement individuel par la création dans
le respect des cultures régionales et internationales, voire
même sociales. Il permet la reconnaissance controversée
de pratiques culturelles jugées jadis comme mineures (bande dessinée,
musique rock...). Si l'élargissement du champ culturel a surtout
retenu l'attention des observateurs, l'association entre la culture
et l'économie est tout autant centrale. Le soutien aux industries
culturelles confère à la politique culturelle une dimension
de politique économique et industrielle. L'administration centrale
se présente de plus en plus sous un double visage : d'une part,
un ministère des artistes, des institutions et des professions
artistiques, d'autre part, un ministère des industries culturelles.
Au début des années 90, la politique culturelle de la
gauche est l'objet de vives critiques.
La refondation de la politique culturelle, 1993-2001
Après
les législatives de 1993 gagnées par la droite, le nouveau
ministre Jacques Toubon développe trois axes : l'aménagement
du territoire qui est l'une des priorités affichées par
le gouvernement, la formation et la sensibilisation de tous les publics
à la culture, et l'accroissement de l'action culturelle de la
France à l'étranger.
Le débat de l'automne 1993 autour de "l'exception culturelle"
participe d'un consensus, partagé par une large part de l'opinion
publique et de la classe politique, selon lequel les biens et services
culturels ne peuvent pas être traités comme des marchandises.
Aussi, le retour de la droite s'inscrit dans la continuité, même
si l'heure n'est plus à l'embellie financière et à
la priorité gouvernementale. En second lieu, l'absence de soutien
présidentiel fragilise le ministère de la Culture qui
n'est plus en mesure de faire face aux exigences du ministère
des Finances.
Quant à la campagne présidentielle de 1995, elle laisse
dans une large mesure de côté la question de la politique
culturelle.
Philippe Douste-Blazy, ministre de la Culture du nouveau gouvernement
situé à droite, engage une réflexion sur une nécessaire
refondation de la politique du ministère. Remis au ministre en
octobre 1996, le rapport Rigaud réaffirme la légitimité
du modèle français de service public de l'action culturelle.
Le rôle de l'État est posé avec force, mais comme
une dimension de l'action gouvernementale, et dans un souci de concertation
avec les collectivités locales. La restauration des capacités
financières du ministère s'impose et le rapport souligne
la méfiance, sinon l'hostilité, du ministère des
Finances à l'égard de la dépense culturelle des
pouvoirs publics. Plusieurs propositions visent à réorganiser
l'administration centrale du ministère. L'éducation artistique
et culturelle est présentée comme une "cause nationale".
Enfin, la mise en cohérence des politiques des industries culturelles
est une priorité. Au printemps 1997, des élections et
l'arrivée d'un gouvernement de gauche, interrompent le processus
de "refondation".
Catherine Trautmann, nouvelle ministre de la Culture et de la Communication,
inscrit sa pratique dans la démarche entreprise par son prédécesseur.
La modernisation administrative accompagne un "budget de reconstruction".
Le ministère accélère la déconcentration
- c'est-à-dire la délégation de responsabilités
et de financements aux services décentralisés de l'État
en région et renforce la contractualisation avec les collectivités
territoriales qui assument les deux tiers des investissements publics
de la culture. Cette politique se traduit dans des contrats (contrats
de plan État-régions, contrats d'agglomération,
contrats de pays) ou par de nouvelles formules de partenariat (chartes
des missions de service public du spectacle vivant).
Les antennes régionales du ministère
Créées à partir de 1977, les directions régionales
des affaires culturelles (DRAC), aujourd'hui au nombre de 28, sont les
antennes du ministère de la Culture dans les régions.
Elles distribuent les aides de l'État, offrent conseils et expertises
dans les domaines suivants : musées, patrimoine, archives, livre
et lecture, musique et danse, théâtre et spectacles, arts
plastiques, cinéma et audiovisuel. Elles coordonnent sur le terrain
les grandes manifestations culturelles nationales. Elles sont les interlocuteurs
des collectivités territoriales (communes, départements,
régions) avec lesquelles l'État peut mener des opérations
cofinancées, qu'il s'agisse d'enseignement artistique, de festivals,
de construction et de gestion d'équipements (théâtres,
bibliothèques, médiathèques, conservatoires, musées,
opéras, centres d'art...).
Face
à la résurgence d'attitudes populistes de certains élus
locaux (aides réservées à certaines activités
dites de tradition française, suppression des subventions aux
établissements culturels qui ne suivraient pas cette ligne...),
Catherine Trautmann, à l'image de son prédécesseur,
intervient pour réaffirmer le rôle de l'État dans
le maintien du pluralisme culturel.
Entre mars 2000 et mai 2002, Catherine Tasca, qui lui succède,
poursuit son action dans trois directions : promouvoir la diversité
culturelle, favoriser l'accès à la culture, et approfondir
la décentralisation (avec la signature de "protocoles de
décentralisation culturelle").
La scène médiatique demeure occupée par le dialogue
entre contempteurs et hagiographes de "la politique culturelle
à la française". Sur le terrain, les principaux débats
témoignent des nouveaux défis, liés peu ou prou
à la "mondialisation", auxquels est confrontée
la politique culturelle française. Car, le service public de
la culture est aujourd'hui malmené par des logiques économiques
qui priment pour le large secteur – de plus en plus transnational
- des industries culturelles.
La décennie soixante reste le moment central dans la formulation
d'une politique publique de la culture en France. Pour autant, "l'État
culturel" n'a pas en France le poids que veulent lui accorder ses
détracteurs. Même pendant l'embellie des années
80, la forte mobilisation des collectivités locales conduit à
nuancer la seule présence de l'État. La situation française
se traduit par l'omniprésence d'une économie mixte culturelle,
certes plus forte dans les secteurs patrimoniaux et des spectacles vivants
que dans celui des industries culturelles. Le soutien à la "diversité
culturelle" dans le cadre de la mondialisation, la volonté
de favoriser l'accès à la culture au sein d'une société
multiculturelle sont aujourd'hui autant de défis pour un ministère,
fort d'un passé assumé, d'une administration étoffée,
et dont l'action est mieux répartie sur l'ensemble du territoire.
Bibliographie
DUBOIS
Vincent, La politique culturelle : genèse d'une catégorie
d'intervention publique, Paris, Belin, 1999.
LOOSELEY David L.,The Politics of fun. Cultural Policy and Debate in
Contemporary France, Oxford-Washington, Berg Publishers, 1995.
POIRRIER Philippe, L'État et la culture en France au Xxe siècle,
Paris, Le Livre de Poche, 2000.
POIRRIER Philippe et RIOUX Jean-Pierre (sous la direction de), Affaires
culturelles et territoires, Paris, La Documentation française,
2000.
POIRRIER Philippe, Les politiques culturelles de la France, Paris, La
Documentation française, 2002.
URFALINO Philippe, L'invention de la politique culturelle, Paris, La
Documentation française, 1996.
WARESQUIEL Emmanuel de (sous la direction de), Dictionnaire des politiques
culturelles de la France depuis 1959, Paris, Larousse-CNRS Éditions,
2001.
Pour en savoir plus:
www.culture.gouv.fr
Paru
sur le site du Premier Ministre
Droits
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